Notre premier Triathlon
- maxoumessageot
- 16 janv.
- 6 min de lecture
Pour raconter ce qui nous a poussés à nous inscrire à cette course, il faut remonter un peu en arrière :
En mai 2025, après notre ultra-trail dans les Blue Mountains, nous sommes partis en road trip et en avons profité pour faire une petite pause sportive. Nous nous sommes ensuite installés à Brisbane ; l’envie de reprendre le sport était présente mais nous n’avions pas vraiment envie de reprendre la course à pied. L’ultra-trail avait été une expérience incroyable mais les longues heures solitaires à courir nous avaient un peu refroidis à l’idée de nous relancer là-dedans tout de suite.
Je décide donc de m’inscrire au pilates reformer pour faire quelque chose de complètement différent, C’est la mode et il y a des studios partout dans Brisbane, donc c’est l’occasion de tester.
Max, lui, se met à faire plus de vélo. Brisbane est une ville avec énormément d’aménagements pour les cyclistes et de belles pistes cyclables donc c’est vraiment parfait pour faire ses sorties.
Après quelques semaines, Max décroche un job situé à 40 km du centre-ville et fait donc les trajets retour du boulot à vélo, ce qui lui permet de faire des sorties en semaine malgré ses gros horaires.
Me concernant, les cours de pilâtes me plaisent. Je sors des séances avec de grosses courbatures et cela me semble être un sport parfait pour complémenter les sports d’endurance étant donné que c’est du travail de mobilité et de renforcement musculaire. Cependant, après quelques semaines je commence à me lasser un peu, Je vais aux séances car je paie l’abonnement mais j’ai en fait envie d’aller courir. Je commence donc à regarder les courses dans les alentours de Brisbane et je vois beaucoup de triathlons.
Je me dis que c’est l’occasion parfaite. J'ai toujours eu envie d'essayer mais jusqu'à l'Australie je n'avais pas de vélo. Ici, nous avons trouvés des jobs qui nous plaisent et prévoyons de rester un moment. La ville est vraiment bien aménagée pour faire du vélo, et il fait très chaud donc ça ne sera pas difficile d’aller nager non plus. J’en parle donc à Max, mais lui préfère se concentrer sur le vélo. Je m’inscris donc solo à un triathlon taille olympique fin novembre. Cela me laisse 3 mois de préparation. Je continue d’aller aux cours de pilâtes jusqu'à la fin de mon abonnement (début octobre) et je m’entraine entre 6 et 11h par semaine à la natation au vélo et a la course à pied, je ne fais que des entrainements d’endurance car avec le travail et mes horaires en décalé, je n’ai pas l'énergie pour des fractionnés ou de l’intensité.
La course approche et je me sens prête, mais 10 jours avant la date, je me bloque le dos suite à une sortie vélo de 2 h suivie de 5 km de course à pied. La douleur ne semble pas être bénigne et je vais donc chez l’ostéopathe qui m’annonce que j’ai une inflammation des vertèbres (surement dûe à une mauvaise posture ou une surcharge d’entrainement). Il me donne le feu vert pour la course, mais me préviens que cela risque d’être douloureux par la suite.
Le jour J arrive et j’ai tellement hâte. Je n’ai plus mal au dos car je me suis reposée depuis le blocage et j’ai fait les étirements recommandés tous les jours.
Nous partons donc à Robina. Nous récupérons mon dossard et installons mon vélo. Le ciel est gris, mais nous sommes très contents d’être là. Max me dit que de voir l'évènement lui donne trop envie d’en faire un. Le ciel commence à se couvrir de plus en plus jusqu'à ce que la pluie tombe. Max part s’abriter sous un arbre, je suis dans le SAS de départ trempée et tremblotante quand des éclairs surviennent. L’organisation est donc obligée de stopper la course. Ils nous demandent d’attendre 15 minutes, le temps de prendre une décision. Pendant ces 15 minutes, je rejoins Max et ce qui était au départ une pluie douce se transforme en averses. La météo est apocalyptique. Nous sommes congelés, nos affaires sont trempées quand les organisateurs demandent d’attendre une demi-heure supplémentaire. N’ayant jamais vu une telle météo nous décidons de rentrer. La pluie ruissèle sur les routes et mes affaires que j’avais mises près de mon vélo dégorgent d’eau. Nous rentrons dans notre logement très déçus, J'avais préparé cette course pendant des mois, et c’était ce qui m’animait au quotidien. Javais tellement hâte de ce moment et c’est difficile d’accepter qu’il ne va pas avoir lieu.
Le temps fini par se calmer et nous profitons quand même de notre weekend en allant prendre un brunch et nous promener sur la plage, mais je reste super déçue.
Le lendemain je décide d’aller courir pour me vider la tête. A ce moment-là je ne pense même pas à mon dos, j’ai juste envie de dépenser de l'énergie et je pars courir une heure et demie, après quoi mon dos se rebloque complètement. Je retourne chez l’ostéopathe qui me conseille de privilégier la natation et les étirements jusqu'à ce que l’inflammation se calme. Cette situation est très frustrante, mais je veux aussi écouter mon corps, donc je me contente d’aller à la piscine.
Max décide de s’acheter des chaussures de course et reprend la course à pied, il m’accompagne à la piscine 1 à 2 fois par semaine et continue a faire du vélo pour aller au travail et en dehors de cela. Il serait prêt a s’inscrire avec moi sur la prochaine date du triathlon de Robina le 11 janvier. J’attends un mois avant de reprendre la course a pieds et je reprends tout doucement en faisant 2 à 3 km. Je fais du vélo quotidiennement avec les baby-sitting et pet-sittings que j’ai à droite à gauche. Nous demandons à nos entreprises le dimanche du 11 janvier, sans être encore sûrs à 100 % de nous s’inscrire. Nous en avons tous les deux très envie, mais je ne me sens personnellement pas encore prête, je n’ai pas encore réussi à courir plus de 4km depuis 2 mois et c’est donc difficile d’imaginer en courir 10 après avoir effectué deux autres épreuves. Je mentionne donc à Max l’idée de faire la distance sprint plutôt qu’olympique. Nous attendons Noël avant de nous décider et optons donc pour la solution la plus raisonnable.
Les billets sont donc pris et il nous reste 2 semaines avant la course. Je décide de tenter un 5 km pour me rassurer, qui s’ensuit de 2 jours de douleurs au dos… pas très rassurant, mais je m’applique donc sur mes étirements et massage de la zone la semaine avant le triathlon en croisant les doigts pour que ce soit suffisant.
Max vient me chercher au travail le samedi à 11h et nous filons vers la Gold-Coast. Nous avons 17 km de vélo jusqu’au train, puis 7 km jusqu'à l’hôtel, un bel échauffement. L'après-midi nous nous reposons et faisons les étirements du dos conseillés par mon ostéopathe avant de nous coucher.
Le dimanche matin, réveil à 5h pour petit déjeuner se préparer et se rendre à l’évènement pour installer nos vélos et nos affaires.
Mon départ est à 7h05 et celui de Max à 7h25.
La course se passe super bien, nous profitons un maximum. Je me sens lente à la nage par rapports aux autres filles et Max me dira ensuite qu’il s’est retrouvé dans la même situation. C’est sûrement le sport sur lequel nous avons le plus à travailler. Le vélo se passe super bien, je n’ai jamais roulé aussi vite et Max est aussi super content de participer à une course avec une partie vélo. Ce n’est pas la même chose de rouler quand les routes sont privatisées. Aucun de nous deux n’arrive à manger pendant l’effort. J'arrive quand même à prendre mes ravitaillements aux transitions, Max rien du tout. Nous finissons par la course a pieds ou nous n’avons plus vraiment de jus pour accélérer mais nous sommes vraiment super fiers de l’avoir fait (et je n'ai eu aucunes douleurs au dos). C’est une distance assez agréable et avec notre entraînement un peu bancal, nous pensons que si nous avions fait le triathlon olympique, nous n’aurions probablement pas pu en profiter autant car la difficulté aurait été trop importante.
































BRAVO les jeunes, soyez fiers de vous.